Comment les chauffeurs privés vont-ils redresser la barre après le déconfinement et la crise du Covid-19 ?

C’est une question qui suscite beaucoup d’interrogation pour une filière ayant pris un coup de massue depuis le mois de mars 2020. La pandémie que nous vivons à l’heure actuelle a mis beaucoup de personnes sur le bord de la touche. Les autoentrepreneurs fraîchement lancés n’ont pu bénéficier des aides de l’État. Quant aux poids lourds du secteur, ils bénéficient de compensation selon leur chiffre d’affaire de l’année précédente. Malgré ces différences, tous les professionnels souffrent. Alors quelles sont les perspectives d’avenir dans ce brouillard économique incertain ?

Interruption volontaire du trafic aérien international hors Union Européenne jusqu’à septembre minimum

C’est ce que craignaient les professionnels VTC Paris pour leur activité et cela est confirmé. Devant se satisfaire d’aller-retour domicile-hôpital pour l’accompagnement du personnel de santé pendant le confinement, leur principal gagne-pain semble être remis en cause. Avec seulement 8000 passagers par jour à Roissy Charles De Gaulle, l’os à se mettre sous la dent est plus que maigre. La dixième aérogare mondiale tourne au ralenti. Elle représente pour les chauffeurs privés franciliens plus de la moitié de leur chiffre d’affaire. Et comment se déporter idéalement sur Orly et Beauvais Tillé alors que les terminaux sont également fermés. Avec un afflux de touristes quasi nul pour les prochains mois, les recettes vont vite s’amenuiser. Du coup, les chauffeurs VTC et les taxistes devront forcément se rabattre sur le bon vouloir de la population parisienne. Cependant, toute l’Île de France est au niveau d’alerte rouge sur la carte de l’épidémie. Ainsi, l’après 11 mai sera-t-il le temps des sorties et du shopping ou la ligne continue du confinement psychologique ?

Dans tous les cas, les chauffeurs restent dans l’impasse dans l’attente de jours meilleurs. Car même si les demandes sont très faibles, Madame Soleil dans les périodiques français prévoit le retour en force de la bicyclette.

Toutes ces annonces font donc la mauvaise pub et risquent de faire grimper la courbe du chômage chez Pôle Emploi.

Les décisions gouvernementales et port du masque obligatoire dans les vtc et les taxis à partir du 11 mai 2020

Cette nouvelle annoncée le 29 avril 2020 par Édouard Philippe est particulièrement bien accueilli par les professionnels de la filière qui doivent continuer d’exercer. Le port du masque devient obligatoire pour les véhicules non-équipés de paroi en plexiglass séparant le conducteur du client.

A savoir que le coût de la pose d’une paroi coûte à peu près 70 euros.

Mais ses mesures ne suffisent pas à encourager les clients à emprunter les transports alternatifs. D’une part, pour des déplacements réguliers, le prix des courses de vtc et de taxi reste trop élevé même pour faire de courte distance au quotidien.

Du coup, même le respect des règles de distanciation sociale n’est pas un argument recevable pour une bonne partie de clients potentiels. En effet, les voitures ne peuvent être désinfectées en temps réel. Ce qui pose problème en cas où une personne contaminée emprunte un véhicule de tourisme avec chauffeur.

A l’heure où rien n’est certain quant à la réouverture des restaurants et des cafés, ce manque de perspective est aussi une balle tirée dans le pied de la filière.

Du coup, le monde manquera à l’appel et le gouvernement encourage le télétravail en entreprise. Tant de frein à ce que le transport alternatif puisse repartir à la hausse.

Dans ce temps de crise économique et sanitaire, il existe un seul avantage dont les professionnels du transport peuvent tirer profit. Il s’agit du prix des carburants qui est en chute libre depuis deux mois. Effectivement, le prix du diesel tourne autour de 1,10 euros le litre. Du jamais vu depuis 10 ans.