Une hausse record dans le nombre de demandeurs d’emploi

Il fallait s’y attendre avec le confinement rendu obligatoire depuis le 17 mars 2020.

Les derniers chiffres sont tombés et ils sont relativement mauvais.

Avec un enregistrement d’une hausse de 7,1% de demandeurs d’emploi en mars, le marché du travail connait une décroissance « historique », selon les statistiques du Ministère du travail.

En effet, cela serait du jamais vu depuis les premières analyses ayant été effectuées en 1996.

Cela représenterait par ailleurs une hausse dans le nombre de demandeurs d’emploi de 0,8% sur le dernier trimestre uniquement.

Que peut-on observer ?

Les études et les statistiques du Ministère du travail (Dares), Pôle Emploi et la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) ont décidé de détailler les chiffres de la première quinzaine de mars, alors qu’habituellement les données sont trimestrielles.

Pour des raisons inédites d’exploitation, celles-ci sont susceptibles d’évoluer au cours des semaines à venir.

Compte tenu du caractère inhabituel de la situation actuelle, Pôle emploi et la Dares (service statistique du ministère du Travail) ont publié, en plus des chiffres trimestriels, une note sur les évolutions intervenues sur le seul mois de mars.

En effet, 246 000 personnes, de catégorie A(soit une augmentation de 7,1%), de plus qu’en février se retrouvent au chômage, ce qui fait un total de 3,732 millions de demandeurs d’emploi sans aucune activité sur tout le territoire français.

Depuis 1996, année pionnière où les premières statistiques sur le marché de l’emploi ont été analysées, jamais une hausse aussi importante en si peu de temps n’avait été enregistrée jusqu’à ce jour.

D’un côté, les inscriptions à Pôle Emploi ont augmenté de 5,5% au mois de mars, à cause des fins de contrats courts.

D’autre part, les non-renouvellements des contrats d’embauche et la diminution de nouveaux recrutements ont conduit à une hausse d’enregistrements à l’organisme de recherche d’emploi de 29%

Faut-il s’alarmer ?

Il convient de relativiser.

Les individus de catégorie B et C, qui voient leur activité réduite, se retrouvent dans une situation inverse, avec moins de 68 600 inscrits à Pôle emploi.

Ce qui constitue une diminution trimestrielle de 3,1%.

En regroupant les trois catégories ci-dessus, on se retrouve dans une situation, certes préoccupante, mais pas catastrophique, étant donné la crise sanitaire.

La totalisation s’élève à 177 500 personnessans activité et/ou activité réduite en mars soit 3,1% de plus que le trimestre dernier.

Et pour le début de l’année ?

Le premier trimestre prend aussi en compte les mois de janvier et février 2020.

Seulement 28 000 personnes étaient inscrites comme recherchant une activité salariale par rapport au trimestre précédent.

Ce qui fait état d’une hausse de 0,8% sur les trois premiers mois de cette année.

Et pour conclure…

2020 n’est pas terminé et le déconfinement apportera un nouveau souffle à l’activité économique.

Certes, elle risque de mettre du temps à se rétablir, mais c’est sans compter sur la reprise de la saison touristique, ainsi que les soldes d’été et les vacances scolaires probablement différées.

Cette combinaison devrait s’avérer lucrative pour la fin de l’année.